Cyril Cineux : d’Inspire aux bus scolaires de l’Ain, une reconversion qui ne manque pas de piquant
L’ancien monsieur Mobilité de Clermont retrouvé… à la Région
Tout le monde se souvient de Cyril Cineux.
Pendant les deux mandats d’Olivier Bianchi, il aura été l’un des visages les plus identifiés de la politique municipale en matière de mobilité.
Adjoint à la mobilité à Clermont-Ferrand, vice-président de Clermont Auvergne Métropole, il aura notamment porté, défendu et assumé une partie des choix qui ont profondément transformé les déplacements dans l’agglomération.
Pistes cyclables, réorganisation de la circulation, transports en commun, projet Inspire : Cyril Cineux aura été aux premières loges de cette politique de mobilité dont les Clermontois ont largement pu mesurer les conséquences.
Puis est arrivée l’élection municipale de mars 2026.
Avec la défaite d’Olivier Bianchi et le changement de majorité à Clermont-Ferrand, Cyril Cineux s’est fait nettement plus discret. Quelques interventions remarquées lors des conseils municipaux ont toutefois permis de constater qu’il n’avait pas complètement disparu des radars.
Mais nous avons finalement retrouvé sa trace.
Et elle est pour le moins savoureuse.
Direction la Région
Selon les informations dont nous disposons, Cyril Cineux a désormais rejoint les services de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Plus précisément, il aurait été affecté dans le domaine des transports et travaillerait notamment sur les bus scolaires dans l’Ain.
Oui, vous avez bien lu.
Après avoir consacré une partie de son activité politique clermontoise à défendre une certaine vision de la mobilité et après avoir régulièrement critiqué les choix de la Région lorsqu’il était élu local, voilà donc Cyril Cineux désormais salarié… de cette même Région.
La politique a parfois un sens de l’ironie assez remarquable.
On imagine aisément que les réunions sur les transports scolaires dans l’Ain ne ressemblent pas exactement aux grandes discussions sur Inspire, les pistes cyclables ou la circulation clermontoise. Mais il faut lui reconnaître une certaine continuité : il reste dans le secteur des transports.
Simplement, cette fois, il n’est plus celui qui décide politiquement.

De vice-président à agent territorial
Au-delà de l’ironie politique, cette nouvelle situation illustre surtout un changement assez radical de statut.
Lorsqu’il était adjoint au maire de Clermont-Ferrand et vice-président de Clermont Auvergne Métropole, Cyril Cineux bénéficiait des indemnités liées à ses fonctions électives.
La défaite de mars 2026 a évidemment mis fin à ces mandats et donc aux indemnités correspondantes.
Désormais, selon les éléments dont nous disposons, il aurait intégré les services territoriaux de la Région sur un poste relevant de la catégorie C de la fonction publique territoriale.
Le contraste est donc assez saisissant.
Hier :
- adjoint au maire de Clermont-Ferrand
- vice-président de Clermont Auvergne Métropole
- responsable politique de dossiers majeurs liés aux mobilités
- indemnités liées à plusieurs fonctions électives
Aujourd’hui :
- agent de la fonction publique territoriale
- affecté au secteur des transports
- avec notamment les bus scolaires de l’Ain dans son périmètre de travail
Une véritable reconversion professionnelle, donc.
Quand ceux qui critiquaient la Région finissent par y travailler
Il y a surtout une petite subtilité qui ne nous a évidemment pas échappé.
Pendant ses années de mandat, Cyril Cineux n’a pas été particulièrement avare de critiques envers la Région Auvergne-Rhône-Alpes et sa majorité.
La Région était régulièrement présentée comme un acteur dont les choix pouvaient être contestés, notamment sur les questions de transports et de mobilité.
Il est donc assez amusant de constater qu’après avoir quitté la scène politique clermontoise, l’ancien élu se retrouve finalement de l’autre côté de la barrière.
Comme quoi, la fonction publique territoriale offre parfois des trajectoires professionnelles que la politique locale n’avait pas forcément prévues.

Une page se tourne
Il serait évidemment réducteur de résumer le parcours de Cyril Cineux à son nouveau poste.
Il aura été l’un des principaux artisans de la politique de mobilité menée sous Olivier Bianchi et aura assumé publiquement des choix qui continueront probablement à faire débat pendant longtemps à Clermont-Ferrand.
Le changement de majorité municipale aura simplement changé la donne.
Et quelque part, il y a une certaine logique à retrouver l’ancien adjoint à la mobilité… dans les transports.
Même si personne n’aurait probablement imaginé le retrouver à la Région, et encore moins sur les bus scolaires de l’Ain.
La politique clermontoise nous aura décidément tout fait.
Après avoir contribué à transformer la mobilité de Clermont-Ferrand, Cyril Cineux poursuit donc son parcours professionnel dans les transports.
Mais cette fois, changement de décor : plus de fauteuil d’adjoint, plus de vice-présidence métropolitaine, plus d’indemnités d’élu.
Place aux bus scolaires de l’Ain.
La roue tourne. Même pour ceux qui ont passé des années à expliquer aux autres comment elle devait tourner.




