Et oui un stratagème plus que délirant de Monsieur Bianchi 






Olivier Bianchi et ses adjoints manipulent les chiffres de plantation d’arbres
Pour tenir la promesse (irréaliste) d’Olivier Bianchi de planter 5000 arbres entre 2020 et 2026, la municipalité doit tricher, par manque de place. Selon les experts, comme Tangui Le Dantec, un hectare en milieu urbain peut accueillir ~300 arbres matures. Je vous laisse faire vos calculs …
Mais alors comment la Ville fait pour compter autant d’arbres plantés?
En réalité, Olivier Bianchi ne plante pas que des arbres! D’abord, il plante aussi des arbustes. Ensuite, il utilise surtout la méthode Miyawaki pour planter de jeunes plants de 30/60 cm, de façon extrêmement dense. C’est là que survient la 2ᵉ manipe…
En temps normal, un jeune arbre planté en ville est vulnérable et risque plus facilement de mourir qu’un arbre mature. Mais avec la méthode Miyawaki c’est un carnage. Selon les études existantes, le taux de mortalité oscille entre 60 et 80% !!
https://urlz.fr/qasi (à lire absolument pour comprendre)
Donc non seulement la ville plante des arbres qui n’en sont pas, mais en plus une énorme partie va mourir…
Il faut bien avoir en tête que « les services écosystémiques d’un arbre sont proportionnels à sa surface foliaire, c’est-à-dire au cube de sa taille » selon le spécialiste Tangui Le Dantec.
Autrement dit :
- un jeune arbre ou un arbuste ne compensera jamais l’abattage d’un arbre mature. Ainsi, toujours selon Tangui le Dantec, « un seul arbre adulte de 20m vaut 125 arbustes à fleur de 4 mètres »!
- selon les essences et l’âge, l’apport environnemental n’est donc pas le même. Un poirier, en milieu urbain, a un intérêt écologique bien plus faible qu’un platane par exemple, car sa surface foliaire n’atteindra jamais le même niveau une fois mature.
C’est crucial d’avoir cette information en tête. Pour lutter contre le réchauffement climatique, la priorité est de conserver les arbres les plus vieux possibles qui captent massivement du CO², résistent mieux au changement climatique, font plus d’ombre et rafraichissent mieux l’atmosphère. Planter des essences qui ne peuvent pas atteindre des tailles élevées, ne contribuera pas ou presque pas à lutter contre le réchauffement climatique qui est exacerbé en ville! C’est surtout cosmétique. Pourquoi pas, mais il ne faut pas leur prêter des qualités qu’ils n’ont pas!
Combien d’arbres adultes ont été réellement abattus dans la Métropole ?? On ne le saura jamais parce que les arbres abattus sont plus souvent des arbres matures. Or, pour compenser la perte écologique de vieux arbres, ce n’est pas un arbuste ou un jeune arbre qu’il faut planter, comme on vient de le voir. Selon son âge, c’est 50, 75, 125 jeunes arbres, parfois plus, qu’il faudrait planter!
En conclusion :
Pour aller encore un peu plus loin, de la lecture assez intéressante ou on retrouve le scientifique cité plus haut, véritable expert dans ce domaine :
Ce post est repris de saccageparis, et simplement adapté en changeant les chiffres, ce qui montre que la politique Clermontoise est la même que celle de Paris.






