Clermont Ferrand vient tout fièrement d’annoncer sa 3ème étoile décernée par le label Territoire engagé air énergie. Alors il est temps de nous intéresser à ce label …
Le programme Territoire Engagé Transition Écologique (TETÉ), lancé par l’ADEME en 2021, est censé accompagner les communes et EPCI dans leur transition écologique. Mais derrière ce vernis vertueux, se cache une réalité plus sournoise : une tentative d’imposer une vision unique de l’écologie, souvent punitive et éloignée des préoccupations des citoyens.
Un programme contraignant et culpabilisant
Le TETÉ propose un référentiel de 60 mesures réparties en 6 domaines, couvrant tous les aspects de la vie quotidienne. Les collectivités qui souhaitent s’y engager doivent s’engager à respecter ces mesures, sous peine de ne pas être labellisées.
Une approche punitive
La labellisation, censée être un gage de qualité, se transforme en réalité en un système de récompenses et de punitions. Les collectivités les plus performantes reçoivent des étoiles, tandis que les autres restent sur le carreau. Cette approche culpabilisante ne fait qu’accentuer les divisions entre les territoires et ne favorise pas le dialogue.
Une vision unique de l’écologie
Le TETÉ promeut une vision unique de l’écologie, souvent éloignée des préoccupations des citoyens. L’accent est mis sur la performance énergétique et la réduction des émissions de CO2, au détriment d’autres dimensions essentielles comme la préservation de la biodiversité ou la justice sociale.
Une transition écologique à marche forcée
Le TETÉ s’inscrit dans une logique de transition écologique à marche forcée, qui ne laisse pas de place à la concertation et à la prise en compte des besoins des citoyens. Les collectivités sont contraintes de s’adapter à un modèle prédéfini, sans possibilité de l’adapter à leurs réalités locales.
En conclusion, le programme Territoire Engagé Transition Écologique apparaît plus comme une tentative d’imposer une vision unique de l’écologie que comme un véritable accompagnement des territoires dans leur transition. Il est important de rester vigilant face à ce type d’initiatives et de s’assurer qu’elles ne se traduisent pas par une perte d’autonomie des collectivités et une dégradation de la qualité de vie des citoyens.
N’oublions pas aussi que Remi Chabrillat, adjoint au maire est l’ancien directeur Auvergne de l’ADEME. On peut très bien s’imaginer un juste retour des choses non ??? Surtout quand on connait la pollution engendrée par les travaux et les bouchons qui en découlent …





