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Bon à savoir

La gestion des internes en médecine : une priorité oubliée à Clermont-Ferrand ?

Depuis juillet 2015, Monsieur Olivier Bianchi, Maire de Clermont-Ferrand, occupe également le poste de président du Conseil de Surveillance du CHU de la ville. Ce rôle clé l’implique dans le suivi des dossiers stratégiques et la gouvernance de l’établissement, aux côtés des autres membres du conseil. Parmi les responsabilités de ce dernier figurent notamment l’élaboration des orientations stratégiques et le contrôle de la gestion quotidienne de l’hôpital.

O Bianchi président du conseil de surveillance CHU

Cependant, un sujet d’importance capitale semble être négligé : les conditions de vie des internes en médecine. Ces jeunes médecins, au cœur de notre système de santé de demain, méritent un accueil digne de leur mission et de leur statut. Ils représentent une ressource précieuse pour le maillage médical de notre territoire. Pourtant, le constat est accablant : les logements mis à disposition par le CHU sont dans un état plus que dégradé, indignes à bien des égards.

Des conditions de logement préoccupantes

Ces futurs professionnels de santé sont entassés dans des bâtiments vétustes, presque à l’abandon, où tout semble manquer de respect pour leur travail et leur investissement. Comment espérer qu’ils envisagent de rester à Clermont-Ferrand ou dans le Puy-de-Dôme une fois leur formation terminée, si leur quotidien est marqué par de telles conditions ?

Le message implicite envoyé est clair : « Tais-toi et travaille ». Ce traitement contraste fortement avec les besoins du territoire en termes de ressources médicales. À l’heure où attirer et fidéliser des professionnels de santé est un défi crucial pour les collectivités locales, cet état de fait est alarmant.

Le quotidien du medecin hebdo 22 novembre 2024

Une question budgétaire… ou de priorités ?

Investir dans des logements décents pour les internes ne serait pas une dépense inconsidérée. Avec un budget estimé à 14 millions d’euros, il serait possible de réhabiliter ces espaces, redonnant ainsi confiance et motivation à des dizaines de jeunes médecins. Pourtant, cette problématique semble reléguée au second plan par la municipalité.

À titre de comparaison, la ville a su mobiliser plus de 400 millions d’euros pour des projets d’infrastructures tels que des pistes cyclables ou l’achat de bus propres. Ces initiatives sont certes louables, mais elles posent une question essentielle : pourquoi de tels investissements pour des moyens de transport, alors que l’on ignore les besoins fondamentaux des professionnels de santé, ceux-là mêmes qui prendront soin de notre population dans les années à venir ?

Une réflexion nécessaire pour l’avenir

Monsieur le Maire, il est temps de repenser les priorités lors du prochain conseil d’administration du CHU. Ce n’est pas seulement une question de budget, mais aussi de vision stratégique pour l’attractivité et le bien-être de notre territoire. Laisser les internes vivre et travailler dans des conditions indignes revient à hypothéquer l’avenir médical de Clermont-Ferrand et de sa région.

Il est urgent de répondre à cette question à 14 millions d’euros : qu’est-ce qui est vraiment important pour l’avenir de Clermont-Ferrand ? Des pistes cyclables ou des médecins compétents et motivés ?

À méditer…