Marché Saint-Pierre : Mauvaise Gestion Municipale et Controverse sur la Délégation au Privé
À plusieurs reprises, le jour La Montagne s’est fait l’écho des inquiétudes et mécontentements des commerçants et des usagers du marché Saint- Pierre.
M.Didier Muller, adjoint au commerces a tenté de leur apporter des réponses,en rappelant que la ville investit tous les ans pour faire fonctionner le marché.
Lorsqu’il est demandé à l’élu «Pourquoi ne pas déléguer la gestion du marché à des privés?». La réponse est sans appel:.«Le maire ne veut pas, c’est une volonté politique».
Cependant, peu de temps après, changement de discours, le directeur général adjoint à l’écologie et au partage de l’espace public apporte une réponse opposée à celle de M. Muller puisqu’il déclare que la volonté de la municipalité est de déléguer la gestion du marché à un prestataire.
Le directeur appuie la décision des élus suite à des études et après analyse de tous les dysfonctionnements (chauffage, climatisation,maintenance des chambres froides, questions de sécurité) et d’ajouter l’insatisfaction des commerçants et des usagers mais aussi des services de la ville!
Suite à l’annonce de confier le marché à un gestionnaire privé, il est légitime de s’interroger sur la place de M. Muller au sein de la municipalité. Assiste-t-il au réunion du bureau municipal auquel les études sont soumises? Se contente -t-il d’y faire acte de présence tout simplement?
Au regard de la gestion déplorable de ce marché,il était temps d’en confier sa gestion à un professionnel comme il est de pratique dans d’autres villes, avec des bilans présentés chaque année lors d’une séance du conseil municipal.
Les montants évoqués par l’adjoint et par le directeur des services montrent et démontrent qu’il y a bien eu jusqu’à ce jour une mauvaise gestion du marché de la halle et un gaspillage d’argent public.
En effet,en additionnant les investissements pour un montant de 500 000€ par an, auquel il faut ajouter 200 000€ de charge du personnel et 50 000€ de déficit, le total s’élève à 750 000€ à la charge des contribuables clermontois.
Un tel gâchis d’argent public mérite des explications. On ne peut se contenter de balayer d’un revers de mains un tel montant et le passer purement et simplement par pertes et profits.
De tels montants auraient du faire réagir depuis longtemps.
L’adjointe aux finances a-t-elle alerté ses collègues et les membres de sa commission?
Avec un tel bilan, dans une situation commerciale relevant du secteur privé,un commerçant serait déjà placé en redressement judiciaire.
Jean VICTOR





