Le SMTC-AC, délégation de service public (donc des non-fonctionnaires), en partenariat avec plusieurs acteurs, mène actuellement des études pour le développement de projets métropolitains, dont le fameux projet INSPIRE. Parmi ces partenaires, on retrouve Clermont Auvergne Métropole, plusieurs communes (Aubière, Aulnat, Chamalières, etc.), la T2C qui gère le transport urbain, et bien sûr, l’agence d’urbanisme (dirigée par Gregory Bernard, si vous voulez creuser). À cela s’ajoutent des assistants à maîtrise d’ouvrage (AMO) comme SETEC Organisation et EGIS, qui apportent leur expertise technique et gouvernance. Quant à Rouge Vif, c’est eux qui gèrent la communication et la concertation.
Dans tout ce bel ensemble, les citoyens sont censés avoir un rôle clé, participant activement aux consultations en apportant leur expertise. C’est ce qu’on nous dit, mais la réalité sur le terrain est bien différente. D’ailleurs, parmi les trois AMO, un seul est clermontois, les deux autres étant des agences parisiennes ou lyonnaises. Une question se pose : ces agences extérieures sont-elles vraiment en mesure de comprendre les spécificités locales ?
Intéressons nous donc aux deux agences Lyonnaise.
Rouge Vif : la communication qui place les citoyens « au cœur », vraiment ?
Cette agence lyonnaise (car évidemment, il n’y avait probablement aucune agence clermontoise capable de faire ce travail…) se base sur la fameuse stratégie de communication de placer les citoyens « au cœur du dispositif ». En théorie, 50 rencontres, 3 600 contributions, et une grande activité sur Facebook, avec des posts atteignant les 250 commentaires, montrent une concertation exemplaire. On pourrait croire que chaque habitant a eu la possibilité de s’exprimer et que chaque usager des transports a été écouté avec attention.

Mais en pratique, la réalité est toute autre. Les fameuses « rencontres citoyennes » ? Des visios tronquées à cause du COVID, où l’on présente des décisions déjà prises. Les 3 600 contributions ? Un mélange de frustrations, de questions restées sans réponse et de suggestions soigneusement ignorées. Quant aux 250 commentaires Facebook, oui, il y en a qui atteignent ce chiffre, mais presque tous sont des critiques et des plaintes.
En somme, tout est fait pour donner l’illusion d’une concertation réussie. Mais en réalité, cette concertation ne fait que conforter les décisions déjà prises. D’ailleurs, on retrouve les mêmes méthodes dans la communication de la mairie et de la métropole. Pour juger par vous-même, allez voir ici : Rouge Vif – Projet INSPIRE.
SETEC Organisation : quand Lyon dicte les règles
Et maintenant, parlons de SETEC Organisation, une autre agence lyonnaise bien présente dans nos projets métropolitains. Sur leur site, vous pouvez explorer leurs réalisations, et surprise ! Ils sont impliqués dans plusieurs projets à Clermont et sa Métropole : la grande bibliothèque de l’Hôtel-Dieu, l’aménagement du quartier des Pistes, et bien sûr, les lignes B et C du réseau de transport.

C’est bien SETEC qui est responsable de certaines décisions controversées qui bouleversent la ville, comme la suppression de la circulation automobile de la rue de l’Oradou et de Bergougnan. On peut légitimement se demander si une agence lyonnaise est vraiment capable de comprendre les spécificités de Clermont. En fait, ils appliquent les mêmes méthodes qu’à Lyon, où ces décisions sont également très contestées. Copier des solutions déjà divisantes ailleurs, sans tenir compte des particularités locales, est-ce vraiment la bonne voie pour accompagner le développement de Clermont ?
On nous parle de concertation et de dialogue citoyen, mais quand des agences extérieures façonnent l’avenir de notre ville, on peut sérieusement douter de l’impact réel de la participation des habitants. Les apparences sont trompeuses, et pendant que ces acteurs éloignés prennent les rênes, notre mot à dire s’amenuise. Pour plus de détails sur leurs projets, rendez-vous ici : SETEC Organisation – Références Clermont.
Ainsi, sous couvert de concertation, ce sont des agences lyonnaises ou parisiennes qui façonnent l’avenir de Clermont, en appliquant des solutions qui ne conviennent même pas à leurs propres villes.





