Voici les données publiées par TomTom Traffic Index et consultées le 21 janvier 2026 apportent un éclairage factuel sur l’état réel de la circulation automobile à Clermont-Ferrand. Des chiffres bruts, comparables, internationaux. Rien de déclaratif. Rien de politique. Des mesures.

Clermont-Ferrand : 6ᵉ ville la plus congestionnée de France
Dans le classement 2025 des villes françaises analysées par TomTom, Clermont-Ferrand se classe 6ᵉ, devant des villes comme Rouen ou Nancy, et juste derrière Marseille. Un positionnement significatif pour une métropole de cette taille, souvent présentée comme « apaisée » ou « modèle de transition ».
Les chiffres clés pour Clermont-Ferrand
Pour l’année 2025, TomTom relève les indicateurs suivants pour Clermont-Ferrand :
- Taux moyen de congestion : 38,9 %
- Évolution par rapport à 2024 : +0,2 point
- Vitesse moyenne en circulation : 33,3 km/h
- Distance parcourue en 15 minutes : 8,3 km
- Temps perdu dans les embouteillages par an : 66 heures
- Part des trajets sur voie rapide : 31,6 %
Ces données traduisent une réalité simple : la congestion progresse, même légèrement, dans une ville où les contraintes de circulation se multiplient.
Comparaison nationale : une situation loin d’être marginale
Clermont-Ferrand affiche un taux de congestion proche de grandes métropoles françaises :
- Paris : 40 %
- Marseille : 39,4 %
- Clermont-Ferrand : 38,9 %
La différence d’échelle démographique n’efface pas la proximité des résultats. Une ville trois à quatre fois moins peuplée que Marseille atteint presque le même niveau de saturation du trafic.
66 heures perdues par an : une donnée concrète
Le chiffre est central : 66 heures perdues par automobiliste chaque année dans les embouteillages. Cela représente près de trois jours pleins immobilisés, moteur allumé ou à l’arrêt, sans gain collectif mesurable.
À titre de comparaison :
- Lyon : 121 heures
- Bordeaux : 99 heures
- Montpellier : 85 heures
Clermont-Ferrand se situe en dessous des grandes métropoles, mais très loin d’une situation fluide.
Une progression malgré les restrictions
L’augmentation du taux de congestion (+0,2 point) intervient dans un contexte local marqué par :
- suppressions de voies,
- réduction de la capacité routière,
- priorisation de certains usages au détriment d’autres,
- multiplication des chantiers permanents.
Les chiffres TomTom ne montrent pas d’amélioration structurelle. Ils montrent une stagnation haute, avec une tendance lente mais continue à la dégradation.

Des données indépendantes, difficilement contestables
Le TomTom Traffic Index repose sur des millions de trajets GPS anonymisés et sur une méthodologie identique appliquée à toutes les villes analysées. À ce titre, les données publiées restent comparables, cohérentes et difficilement contestables.
Cependant, un point essentiel doit être rappelé : le nombre d’utilisateurs de TomTom diminue chaque année. De plus en plus d’automobilistes se tournent vers d’autres applications de navigation, en particulier Waze, largement dominante aujourd’hui. Or, Waze, propriété de Google, ne publie aucune étude globale, aucun classement, aucune donnée consolidée accessible au public.
Conséquence directe : les chiffres TomTom reposent sur un échantillon d’usagers plus restreint qu’il y a dix ans, ce qui tend mécaniquement à sous-estimer la congestion réelle, notamment dans les villes où l’usage quotidien de l’automobile reste élevé.
Autrement dit, si l’ensemble des trajets réalisés via Waze était intégré, la position de Clermont-Ferrand dans le classement national serait très probablement plus dégradée, tant en taux de congestion qu’en temps perdu annuel.
Les données TomTom ne surestiment donc pas la situation. Elles constituent plutôt un plancher, pas un plafond.
Conclusion
En 2025, Clermont-Ferrand n’est ni un cas isolé, ni une exception vertueuse. Les chiffres TomTom montrent une ville structurellement congestionnée, où la situation ne s’améliore pas malgré les discours et les choix imposés aux habitants.
La congestion n’est pas une perception. C’est un indicateur mesuré, chiffré, comparé. Et à Clermont-Ferrand, il reste élevé.





