Le JT de TF1 du 5 août 2025 jette une lumière crue sur une réalité que les habitants de la métropole clermontoise vivent chaque jour dans l’indifférence des pouvoirs publics : une insécurité galopante, un sentiment d’abandon, et des municipalités qui ne réagissent pas toutes de la même manière.
Le reportage débute à Chamalières, où une septuagénaire a été cambriolée en pleine nuit pendant son sommeil. Par peur des représailles, elle refuse de témoigner à visage découvert. À Clermont-Ferrand, même scénario : Tanguy raconte son deuxième cambriolage en quatre mois, pour un préjudice total de plus de 3 500 euros. Il n’est ni un cas isolé, ni un malchanceux : les cambriolages ont augmenté de 57% dans le Puy-de-Dôme entre 2020 et 2024.
Et pourtant, face à cette explosion de l’insécurité, la réponse publique reste inégale, pour ne pas dire incohérente.
À Chamalières, la police municipale est mobilisée dans le cadre d’opérations « Tranquillité Vacances ». Chaque jour, un équipage effectue un passage dans les 60 foyers ayant sollicité ce service gratuit. On parle ici d’un patrouillage ciblé, préventif, et adapté, mis en place localement pour sécuriser les domiciles pendant l’été.
Pendant ce temps, Clermont-Ferrand — ville-centre de la métropole, frappée de plein fouet par la montée des violences et des cambriolages nocturnes — refuse obstinément d’armer sa police municipale, ne lui confie aucune mission structurée de surveillance préventive, et la réduit à des missions secondaires. Même constat dans d’autres communes comme Gerzat, où les habitants, livrés à eux-mêmes, doivent financer eux-mêmes leur sécurité. Isabelle, interviewée dans le reportage, a investi 2 100 euros dans un système d’alarme après avoir été cambriolée le 14 juillet.
Comment expliquer que Chamalières soit capable de mettre en place un système de surveillance efficace, là où Clermont-Ferrand et d’autres communes, souvent bien plus peuplées, ne prennent aucune mesure équivalente ?
Pourquoi est-ce aux citoyens de payer pour leur sécurité, quand leurs impôts financent déjà des polices municipales ?
Pourquoi la Métropole, présidée par Olivier Bianchi, n’impose-t-elle pas une politique coordonnée de tranquillité publique entre les communes ?
Pourquoi les élus refusent-ils d’agir, alors que les chiffres sont clairs, les victimes nombreuses, et les solutions connues ?
À Vigilance Citoyenne Clermont Métropole, nous refusons que la sécurité devienne un luxe réservé à ceux qui peuvent payer, pendant que d’autres vivent dans l’angoisse quotidienne. Nous demandons :
L’armement et la montée en puissance des polices municipales, à commencer par Clermont-Ferrand.
La généralisation des opérations Tranquillité Vacances à l’échelle métropolitaine.
Une coordination intercommunale en matière de sécurité et de prévention.
Un audit public indépendant sur les moyens réellement déployés pour la tranquillité des habitants.
Ce n’est pas aux citoyens de compenser l’inaction des municipalités. Ce n’est pas aux victimes de payer pour être protégées. L’insécurité n’est pas une fatalité. C’est un choix politique.





