Sébastien Galpier, vice-président du Département en charge de la culture vient de mettre en lumière sur sa page Facebook, une gestion paradoxale du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de Clermont-Ferrand sous la direction d’Olivier Bianchi. Alors que le maire alerte sur le déficit de cet organisme essentiel à la solidarité locale, ses décisions budgétaires suscitent des interrogations.
1. Un déficit alarmant du CCAS
Selon un rapport du cabinet Axege Conseil, commandé par le CCAS de Clermont-Ferrand, le déficit cumulé de l’organisme atteint 9,7 millions d’euros, un chiffre bien supérieur à la moyenne nationale des CCAS. Cette situation met en péril la pérennité des services sociaux offerts aux Clermontois les plus vulnérables. De plus, les six Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) gérés par le CCAS sont tous déficitaires, avec une dette par lit de 6 500 euros, soit deux fois la moyenne nationale de 3 200 euros.
2. Une aide exceptionnelle du département
Face à cette situation critique, le département du Puy-de-Dôme a accordé une aide exceptionnelle de 644 000 euros au CCAS pour l’année 2024. Cette contribution vise à soutenir les services de solidarité indispensables aux habitants de Clermont-Ferrand.
3. Une augmentation des subventions aux associations
Parallèlement, la municipalité prévoit une augmentation de 700 000 euros des subventions aux associations de la ville en 2025. Cette décision soulève des questions quant à la priorité accordée aux différents secteurs, notamment lorsque le CCAS fait face à un déficit aussi important.
4. Une tentative de financement contestable
En outre, Olivier Bianchi envisage de solliciter la Dotation d’Animation Locale (DALD) pour financer les activités culturelles du CCAS. Or, cette dotation est traditionnellement réservée aux associations sportives et culturelles, aux comités de quartier et aux établissements scolaires. Par exemple, dans le canton 5, l’enveloppe globale de la DALD est d’environ 25 000 euros par an, une somme modeste au regard des besoins du CCAS.
Ces décisions successives soulèvent des questions sur la cohérence de la gestion budgétaire municipale. Pourquoi augmenter les subventions à certaines associations alors que le CCAS est en difficulté financière ? Est-il approprié de détourner des financements destinés aux structures de quartier pour combler les déficits du CCAS ?
Vigilance Citoyenne Clermont Métropole appelle les habitants à s’interroger sur ces choix et à demander des explications à la municipalité. L’avenir des politiques sociales de notre ville doit être guidé par l’intérêt général et une gestion transparente des ressources publiques et non pas à des fins électorales.





