Bon à savoir

Fermeture de classe à l’école maternelle Edgar Quinet : une décision politique contre les familles

Alors que la carte scolaire 2025-2026 vient d’être rendue publique, une décision suscite incompréhension et colère chez de nombreuses familles clermontoises : la fermeture d’une classe maternelle à l’école Edgar Quinet. Cette mesure, annoncée sans réelle concertation, est fermement dénoncée par Sébastien Galpier, vice-président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme et conseiller du canton Clermont-Ferrand 5.

 

Dans un courrier adressé à la rectrice de l’Académie de Clermont-Ferrand et au maire Olivier Bianchi, l’élu alerte sur une mesure en contradiction flagrante avec les besoins du terrain. Depuis plusieurs années, de nombreuses familles sollicitent des dérogations pour scolariser leurs enfants à Edgar Quinet, une école qui bénéficie d’un positionnement central et qui accueille à la fois l’élémentaire et la maternelle. Cette logique permet à beaucoup de parents de regrouper les fratries dans un même établissement et d’éviter les trajets multiples entre écoles, sources de stress et de désorganisation.

Courrier classe S Galpier page 1
Courrier classe S Galpier page 2

Mais la politique municipale actuelle bloque systématiquement ces dérogations, contraignant de nombreuses familles à répartir leurs enfants entre Edgar Quinet et l’école Jean-Philippe Rameau, située avenue Bergougnan, établissement qui, lui, n’accueille que des classes maternelles. Résultat : fratries séparées, allers-retours quotidiens pour les parents, multiplication des déplacements motorisés dans un quartier déjà asphyxié par les travaux liés au projet Inspire, et dégradation globale de la qualité de vie.

 

Sébastien Galpier rappelle que la baisse des effectifs à Edgar Quinet n’est pas structurelle, mais résulte uniquement de cette politique de refus des dérogations, qui pénalise artificiellement l’établissement et justifie ensuite sa fermeture. Il dénonce une fermeture injustifiée, qui fragilise une école déjà confrontée à des difficultés de moyens et de conditions d’accueil, notamment en période de chaleur.

 

Il demande donc la révision urgente de la carte scolaire, la levée des blocages administratifs à l’encontre d’Edgar Quinet, et une réévaluation sérieuse des besoins des familles. Il appelle à une décision de bon sens : permettre aux enfants d’une même fratrie de fréquenter la même école, alléger la logistique des parents, et éviter la fermeture d’une classe demandée, utile et fréquentée.

 

Enfin, un fait interpelle particulièrement. L’école Jean-Philippe Rameau, qui semble bénéficier de toutes les faveurs dans cette réorganisation contestée, est dirigée par la concubine du chef de cabinet du maire, Benjamin Labrandine. Simple coïncidence ? On vous laisse juger.

 

L’association Vigilance Citoyenne Clermont Métropole rappelle qu’en matière de décisions publiques « en dépit du bon sens », il y a toujours des explications.