À l’approche des élections municipales de 2026 à Clermont-Ferrand, certains noms apparaissent en coulisses. Celui de Lionel Karim en fait partie. Chargé de la campagne de Monsieur Bianchi, il n’est pas un inconnu dans plusieurs réseaux locaux, notamment au sein de la communauté africaine d’Auvergne.
Son nom est déjà apparu lors d’une précédente échéance électorale. Il avait en effet soutenu la campagne de Karim Srika aux élections cantonales, où il était présenté comme simple journaliste sur les documents de campagne. Pourtant, l’examen de son parcours révèle un ensemble d’activités beaucoup plus étendu.
Un cumul de fonctions dans la communication, les médias et le tissu associatif
Depuis 7 ans et 6 mois, Lionel Karim est salarié de la mairie de Clermont-Ferrand comme consultant en communication. Ses missions portent notamment sur l’organisation de conférences de presse, la rédaction de communiqués, la veille médiatique et les relations avec la presse.
Parallèlement, il exerce également des activités dans le domaine médiatique. Il est journaliste et animateur à Radio Campus depuis la même durée. Il est aussi le fondateur du média Parissy l’Auvergne.
À ces activités s’ajoute un engagement associatif particulièrement dense :
- fondateur du RESADA (Réseau auvergnat de la diaspora africaine)
- président de la CAAFA (Confédération des associations africaines d’Auvergne)
- président fondateur d’Africk Horizon
- organisateur des élections Miss et Mister Africk Auvergne
Enfin, il est également cofondateur, avec Monsieur El bakkali, d’un collectif à l’initiative d’un débat politique intitulé « Vive le réseau associatif ».
Cette multiplicité de fonctions place Lionel Karim à la croisée de plusieurs sphères : communication institutionnelle, médias locaux et réseaux associatifs.
Une présence active dans les réseaux associatifs lors de la campagne
La communauté africaine constitue une composante importante de la population clermontoise. Dans un contexte électoral, ces réseaux associatifs jouent un rôle social et relationnel significatif.
Lors de distributions de tracts de l’équipe de campagne de Monsieur Bianchi, plusieurs figures du monde associatif local ont été observées participant à ces opérations, notamment dans les quartiers nord.
Parmi elles :
- Prince Brice Biboum, fils du chef supérieur de 2ᵉ degré du grand canton de Babimbi 2 et représentant de son père, le roi de Babimbi 2. Le clan Biboum soutient également Madame Rachida Bounaga.
- la CAAFA
- H2O Association Harmonie Auvergne Maghreb
- les associations liées à M. Elbakali
- Mme Nawale El Hanafi (association Andalousie)
- l’association ATTe – Tous Toutes Ensemble
- Noura, adulte relais du comité Mosaïc
- la représentante de la communauté comorienne Noukia Ahmed Arroumani via différentes associations
Cette mobilisation associative autour d’opérations de tractage illustre l’importance des réseaux locaux dans la dynamique électorale.
Un système de reconnaissance associative largement soutenu par la municipalité
À Clermont-Ferrand, de nombreuses associations culturelles ou communautaires bénéficient d’une visibilité municipale. Cela peut passer par des événements, des remises de distinctions ou la participation à certaines manifestations publiques.
Parmi ces initiatives figurent par exemple :
- l’événement « Les Printemps des Talents »
- la mise en avant de personnalités locales issues du milieu artistique ou associatif
- certaines distinctions ou trophées liés à l’engagement citoyen
Des figures locales comme Belaïde : humoriste, ou Hicham « La Voix du Maghreb » participent à cette scène associative et culturelle soutenue par différents acteurs institutionnels.
Ce système de reconnaissance et de valorisation interroge certains observateurs sur les relations entre vie associative, financement public et engagement politique.
La question du devoir de réserve
Le militantisme associatif constitue une dimension légitime de la vie démocratique. Cependant, lorsqu’il s’inscrit dans un contexte de financement public ou de proximité avec des institutions, la question du devoir de réserve peut se poser.
Dans ce cadre, certains s’interrogent sur la frontière entre engagement associatif, mobilisation électorale et soutien institutionnel.
Un exemple évoqué récemment concerne Monsieur El bakkali, engagé dans l’association ATTe – Tous Toutes Ensemble, qui a participé à un déplacement à Paris à l’approche des élections municipales.
Ces différents éléments illustrent la complexité des interactions entre réseaux associatifs, communication politique et enjeux électoraux à l’échelle locale.
À une semaine des municipales, ces dynamiques devraient continuer à susciter débats et interrogations au sein de la vie publique clermontoise.













