Le bureau de l’établissement public de coopération intercommunale est composé du président, d’un ou plusieurs vice-présidents et, éventuellement, d’un ou plusieurs autres membres. Les membres du bureau sont élus selon les modalités prévues à l’article L. 2122-7 .
L’article L. 2122-7 renvoie à l’élection parmi les membres du conseil (les conseillers métropolitains). Il n’existe aucune condition supplémentaire exigeant que le vice-président soit obligatoirement maire d’une commune membre.
- Tout conseiller métropolitain, qu’il soit maire, adjoint ou simple conseiller municipal, peut être élu vice-président.
- Olivier Bianchi, en tant qu’ancien maire de Clermont-Ferrand, reste automatiquement conseiller métropolitain (siège de droit lié à sa fonction municipale). Il est donc parfaitement éligible au bureau.
Pour les métropoles, la loi fixe par ailleurs à 20 le nombre maximum de vice-présidents (article L. 5211-10 CGCT), avec possibilité d’augmentation sous conditions.
Une métropole verrouillée ?
Dans ce contexte, la question n’est plus seulement de savoir si Julien Bony tiendra ou non sa promesse de ne pas cumuler. Elle est de savoir si, en échange d’un soutien ou d’un équilibre politique, l’ancien président ne va pas simplement descendre d’un étage tout en conservant un rôle exécutif majeur.
Conséquence directe : une métropole potentiellement paralysée par des équilibres politiques pré-négociés, où le renouvellement promis par le changement de majorité à Clermont-Ferrand resterait largement formel.
Julien Bony se retrouve donc face à un choix difficile : s’opposer frontalement à ces arrangements (au risque d’isolement) ou composer (au risque d’être accusé de trahison de ses engagements).
À Vigilance Citoyenne Clermont Métropole, nous exigeons la transparence.Les habitants des 21 communes de la métropole ont le droit de savoir si leur institution la plus puissante est en train d’être verrouillée par des accords conclus dans l’ombre.
Nous appelons tous les conseillers métropolitains à voter en conscience le 24 avril et à expliquer publiquement leur position.
Si Olivier Bianchi devait retrouver un poste de vice-président, ce ne serait pas illégal. Mais ce serait le symbole que, malgré le changement de maire à Clermont, rien n’a vraiment changé à la métropole.
Restons mobilisés. Exigeons la clarté et le renouvellement réel. Pour une métropole au service des habitants, pas des arrangements partisans.





