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Bon à savoir

Le mépris assumé d’une élue métropolitaine envers les policiers municipaux de Clermont-Ferrand

Le 4 juin 2025, Wendy Lafaye, élue à Clermont Auvergne Métropole et à la ville de Clermont Ferrand, a publié un message public sur son mur Facebook dans lequel elle réagit à une mobilisation des policiers municipaux clermontois. Ces derniers dénoncent leurs conditions de travail, notamment la demande de travailler le dimanche pour une rémunération dérisoire : 0,74 centimes de l’heure, comme en attestent les pancartes visibles sur place.
Plutôt que d’écouter ces revendications légitimes, Wendy Lafaye choisit d’attaquer frontalement ceux qui osent les relayer – ici Alexis Blondeau, également élu – tout en minimisant ouvertement les conditions de travail des agents municipaux. Elle affirme que ces agents « travaillent 3 ou 4 jours par semaine » et n’effectuent que 170 jours de travail par an. Ce chiffre, outre le fait qu’il repose sur une base non sourcée, constitue une provocation face à une profession exposée quotidiennement à l’incivilité, au stress, aux agressions physiques, à l’usure psychique, et dont la charge mentale ne se mesure pas en simples jours de présence.
Wendy Lafaye post complet
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Son discours suggère que revendiquer des conditions dignes équivaudrait à du corporatisme ou à un privilège, comme si la souffrance des uns devait justifier celle des autres. Dans cette logique toxique, les souffrances dans les hôpitaux ou la fermeture de lits sous Macron serviraient de justification pour nier le malaise profond qui traverse les forces de l’ordre locales.
Le fond idéologique de ce propos est limpide : toute contestation d’un ordre social injuste est jugée illégitime, à moins de correspondre aux causes défendues par cette frange d’élus. Le message est clair : certains agents publics méritent d’être défendus, d’autres doivent se taire.
L’ironie de cette sortie, c’est qu’elle émane d’une élue qui s’affiche régulièrement comme proche des luttes sociales. En réalité, cette intervention révèle un mépris de classe à peine voilé, dirigé contre les agents municipaux de terrain qui n’ont pas le privilège de la parole institutionnelle.


Wendy Lafaye est entrée en politique locale au sein de la majorité municipale socialiste conduite par Olivier Bianchi à Clermont-Ferrand en 2020. Proche du mouvement Génération.s, elle s’est positionnée dès ses débuts comme une élue « de gauche alternative », se revendiquant d’une ligne sociale, féministe et écologiste.
Nommée dans divers groupes de travail métropolitains, elle a notamment été impliquée dans les thématiques d’égalité et de justice sociale, tout en se forgeant une image combative sur les réseaux sociaux. Mais derrière ce vernis militant, ses positions récurrentes révèlent une vision très alignée sur la ligne majoritaire métropolitaine : hostile à toute contestation de l’ordre établi, sourde aux critiques citoyennes, et prompte à dénigrer tout acteur social sortant de la ligne politique officielle.
Son comportement sur les réseaux sociaux a à plusieurs reprises suscité des tensions, en particulier lorsqu’il s’agit de balayer d’un revers de main les plaintes ou revendications concrètes des agents de terrain. Elle incarne ainsi une génération d’élus plus soucieux de posture idéologique que de réalité sociale.

Notre association condamne fermement cette prise de position qui contribue à fracturer le lien entre les élus et ceux qui font vivre les services publics.
Nous rappelons à Mme Lafaye que les policiers municipaux, comme les autres agents territoriaux, ne sont pas des variables d’ajustement politique. Leur dignité et leurs conditions de travail ne sont pas négociables. Les propos qu’elle a tenus relèvent d’un autoritarisme technocratique déguisé en progressisme, où la parole des travailleurs est systématiquement discréditée lorsqu’elle ne rentre pas dans la grille idéologique des décideurs.
Nous exigeons une prise de position claire de la mairie sur les revendications des policiers municipaux, et demandons à Mme Lafaye de retirer ses propos et de présenter des excuses publiques.