Carrousel vandalisé à Jaude : mensonges, silences et manipulations
Samedi 31 mai au soir, suite à la victoire du PSG, plusieurs scènes de violences urbaines ont éclaté à Clermont-Ferrand. Des vidéos largement partagées montrent des dégradations sur la voie publique, dont une particulièrement marquante : celle du carrousel historique de la place de Jaude, vandalisé en pleine nuit.
Dimanche 1er juin : tentative immédiate de déni
Dès le lendemain matin, les vidéos circulaient sur les réseaux sociaux, notamment sur le groupe Facebook SaccageClermont, connu pour documenter presque en temps réel les dérives de l’action municipale. Très rapidement, plusieurs personnalités proches de la majorité municipale ont tenté d’éteindre l’incendie en relayant des fakenews visant à minimiser, voire nier les dégâts.
Parmi eux, Didier Muller, adjoint au commerce, a publié un post sur Facebook déclarant s’être rendu sur place auprès du propriétaire du manège. Selon lui, aucun dégât n’aurait été constaté. Nous publions ici la capture d’écran de cette déclaration qui a depuis été supprimée discrètement (voir image).

Contre-enquête citoyenne en temps réel
Dans la foulée, des membres du groupe SaccageClermont ont publié des photos explicites : des éléments du manège emballés, en partance pour réparation. Ces preuves visuelles entraient directement en contradiction avec les propos de Didier Muller.


Nota Bene : Sous la contrainte d’une mise en demeure juridique, une version antérieure de cet article a été modifiée à partir de cet endroit. Nous sommes néanmoins dans l’obligation de mentionner ce fait afin de garantir la transparence de notre démarche et de souligner les mécanismes d’intimidation dont sont victimes les citoyens exprimant librement leur opinion. Ce type de pression, s’il vise à restreindre la liberté de relater des faits ou d’enquêter, constitue une menace directe pour l’exercice démocratique.
Lundi 2 juin : la vérité éclate
Il aura fallu 24 heures de silence institutionnel, avant que le journal La Montagne ne publie un article contredisant catégoriquement les affirmations municipales. Le gérant du carrousel, Joël Saby, y exprime sa profonde déception face à ce qu’il qualifie de « 20 000 euros de casse gratuite ». Il ajoute : « Le moral est atteint. On est dégoûté ». L’article établit sans ambiguïté que le manège a bien été victime de vandalisme, en lien direct avec les débordements du samedi soir.
Dans la soirée, face à l’évidence et à la pression publique, Didier Muller a discrètement supprimé son post initial, sans explication ni rectification. Ce comportement soulève des interrogations sérieuses sur la fiabilité de sa parole publique, son éthique, et son sens des responsabilités. Que pense donc Monsieur le Maire de cette histoire ?

Un précédent lourd : l’affaire du marché Saint-Pierre
Rappelons que Didier Muller n’en est pas à son premier épisode controversé. L’affaire du marché Saint-Pierre, encore fraîche dans les mémoires, avait déjà mis en lumière des pratiques opaques et une communication délibérément trompeuse. Une fois encore, plutôt que de faire face à la réalité, l’adjoint au commerce préfère effacer les traces de ses affirmations erronées.
Ce nouvel épisode illustre parfaitement les dérives d’un exécutif municipal qui préfère manipuler la perception publique plutôt que d’assumer ses responsabilités. Il démontre, une fois de plus, le rôle crucial de la vigilance citoyenne face aux tentatives de désinformation venues de ceux qui devraient garantir la transparence.
Notre association appelle à un sursaut éthique, et à une clarification officielle de la mairie sur les événements du 31 mai. Le silence, la censure et le déni ne sont pas des options acceptables dans une démocratie locale digne de ce nom.





