Connais tu tes élus ???

Marion Canales

Marion Canales vient de franchir un nouveau palier politique en devenant sénatrice. Mais derrière ce nouveau mandat, son parcours et ses fonctions accumulées méritent que l’on s’y attarde.

Beaucoup la connaissent déjà pour son rôle de responsable communication au sein du CHU de Clermont-Ferrand. Elle a également occupé le poste d’adjointe au maire en charge du budget, et reste aujourd’hui conseillère à la Métropole, toujours sur la question des finances. Autrement dit, elle se trouve depuis plusieurs années au cœur des décisions budgétaires locales.

À cela s’ajoute une autre responsabilité, passée sous silence mais pourtant significative : Marion Canales a été présidente d’Assemblia, la société publique locale qui transforme le paysage clermontois à coups de chantiers et de constructions, pas toujours au goût des habitants. En devenant sénatrice, elle a dû se retirer de cette présidence, ainsi que celle d’administratrice de Domia, une société qui gère des parcs immobiliers… et bien d’autres activités.

On pourrait s’arrêter là, mais la liste continue. Car à côté de ces fonctions déjà lourdes de conséquences, Marion Canales apparaît également active dans d’autres sociétés et réseaux économiques. Un cumul de responsabilités qui interroge, surtout lorsqu’on connaît les liens entre politique locale, urbanisme et immobilier.

La question de sa déclaration d’intérêts et de patrimoine à la HATVP (Haute Autorité pour la transparence de la vie publique) prend alors toute son importance. Une déclaration censée clarifier les situations, prévenir les conflits d’intérêts et rassurer les citoyens. Mais à la lecture de ce parcours, un doute légitime s’installe : cette transparence est-elle totale ? Ou certaines zones d’ombre subsistent-elles ? En effet sa fiche était en ligne et téléchargeable récemment mais depuis peu, elle n’est disponible qu’en préfecture.

En tant qu’association citoyenne, nous posons simplement la question : face à cette accumulation de rôles dans la sphère publique, politique et immobilière, peut-on réellement garantir une indépendance et une transparence sans faille ?