La rue Poncillon, situé en plein centre du quartier Vallières, est aujourd’hui le parfait exemple d’un échec d’aménagement.
Revenons en Juillet 2024 : Des travaux ont débutés sur la partie nord de la rue, pour une durée de 8 mois. Ces nouveaux aménagements sont avant tout motivés par deux points majeurs :
- La sécurisation des abords de l’école primaire Édouard Herriot
- La création d’une piste cyclable reliant le boulevard Joseph Girod.
Lors de la réunion explicative faite avec les riverains du quartier, il s’agit selon Cyril Cineux et Thomas Weibel d’une occasion extraordinaire pour apaiser les abords de l’école primaire, notamment en réduisant la place accordée à la voiture et permettre aux parents d’élèves de venir chercher leurs enfants à vélo. Une vraie révolution, mais finalement nous nous rendrons vite compte que tout ceci n’était qu’une pure illusion.
Lors de la période de travaux, beaucoup de mécontentement de la part des riverains, notamment à cause de plusieurs points. Tout d’abord, les accès très difficiles aux commerces de la rue, un des commerçant ne dispose même pas d’un accès praticable devant sa boutique.
Viennent ensuite toutes les nuisances liées aux travaux (murs des maisons qui tremblent, poussière, devanture de commerce abîmée, perte colossale de chiffre d’affaire, terrain impraticable pour les riverains etc…

Quelques mois plus tard en Mars 2025, FIN DES TRAVAUX
La fin des travaux a enfin sonnée !
Nous y découvrons des aménagements censés réduire la vitesse automobile : des écluses aux abords de l’école et du centre sportif, des passages piétons, une largeur de chaussée réduite. Ainsi qu’une grande piste cyclable et quelques arceaux à vélos. L’enrobé de la chaussée a également été refait à neuf, mais selon nos informations la qualité du bitume employée pour cette réfection, ne permettrait pas une bonne longévité de la chaussée (on peut déjà apercevoir que la matière s’effrite)
On s’attendait donc à une rue transformée, végétalisée, apaisée, avec une ribambelle de vélos tout comme promis. Le rêve incarné de nos les écologistes.
Mais ça, c’était sur le papier. Et au final, nous sommes loin, très loin du résultat attendu.
Pour la rentrée 2024, l’entrée de l’école primaire rue Poncillon, a été temporairement déportée rue Albert Thomas, seulement pour quelques mois, pendant la durée des travaux, pour permettre un accès praticable aux parents d’élèves. À la fin des travaux, l’entrée principale devait redevenir la rue Poncillon.
Actuellement, au jour où vous lisez cet article, l’entrée principale est définitivement restée rue Albert Thomas.
La rue Poncillon a donc été aménagée en grande partie pour l’école (le maire ayant beaucoup été sollicité par les parents d’élèves demandant ce projet)
La ville a donc investie pour faire de cette rue un paradis cyclable, et à l’heure actuelle elle n’est pas exploitée comme elle devrait l’être, les cyclistes et piétons ne sont pas au rendez vous, tandis que les voitures le sont toujours.
Samedi 29 Mars : inauguration publique
Inauguration entre élus et riverains, du déni au rendez-vous.
Olivier Bianchi et ses élus, si fiers de présenter leur dernier exploit. Un projet nécessaire selon Olivier Bianchi, une sécurisation des abords de l’école, une piste cyclable pour relier le centre ville, et permettre de « dynamiser le secteur », un enfouissement des réseaux électriques…
Alors forcément, une telle réduction de places de stationnement questionnent les riverains, qui ont exprimés à Cyril Cineux, leur inquiétude sur cette suppression de places, la réponse de l’élu : « Oui, c’est ça le partage »
Des élus perchés dans leur idéologie, et des riverains qui en subissent les conséquences.

Un projet basé sur une idéologie écologique punitive :
Qui dit piste cyclable, dit besoin d’espace. La solution trouvée pour permettre la création de la piste cyclable bidirectionnelle a été de supprimer toute une lignée de places de stationnement. Nous avons fais le calcul. Au départ cette rue disposait d’une cinquantaine de places. Après les travaux, le nombre de place classique est d’une douzaine. Soit environ 35 places de stationnement retirées en faveur de la piste cyclable. Un chiffre astronomique pour une rue où les places de stationnement sont vitales. Car il ne faut pas oublier qu’elle accueille des commerces, des professionnels de santé, deux centres sportifs dont le stade Philippe Marcombes dont le parking est régulièrement plein, ainsi qu’une école maternelle et primaire.

Une insécurité grandissante :
Nous avons tous entendu parler du crime qui s’est produit dans cette rue le 11 février 2025 au soir. Un jeune homme, âgé de 25 ans, a reçu une balle en pleine poitrine, et en est mort sur le coup, avec une marre de sang, en pleine rue, à seulement 200 mètres d’une école, et sur le chemin de nombreux écoliers.
Une insécurité grandissante dans ce quartier autrefois calme, favorisée par l’extinction de l’éclairage public après minuit, et du changement récent de l’éclairage LED, où très peu de lampadaires sont désormais présents dans cette rue, où l’on n’aurait guère envie de s’y promener seul le soir. Quartier également dépourvu de caméra de surveillance si ce n’est celles du stade P. Marcombes.
Pour résumé, plus d’un million d’euros investis dans une rue désertée par le public, des aménagements motivés par l’école, où écoliers et cyclistes ne sont pas au rendez-vous. Une réduction massive de places de stationnement. Ainsi qu’une insécurité grandissante face à l’inaction de la municipalité.
L’escrologie dans toute sa splendeur.
Ruben, engagé citoyen.





