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Olivier Bianchi et la mémoire sélective : de l’affrontement aux défilés

Le 18 septembre 2025, Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, s’affichait fièrement dans les rues aux côtés des syndicats.

L’image se voulait symbole d’unité sociale et de proximité avec le monde du travail. Pourtant, à y regarder de plus près, elle révèle surtout une mémoire sélective et une stratégie politique en vue des municipales de 2026.

Olivier Bianchi et les syndicats 18 septembre 2025
Olivier Bianchi et les syndicats 18 septembre 2025

Car il ne faudrait pas oublier un épisode marquant de son premier mandat. En décembre 2014, à peine élu, Olivier Bianchi s’était illustré non pas par sa solidarité avec les syndicats, mais par un geste d’agressivité. Lors d’une séance houleuse, il avait bousculé un syndicaliste, incarnant alors un rapport de force brutal, loin de l’image bienveillante qu’il tente aujourd’hui de se donner.

Dix ans plus tard, le même homme se présente dans les cortèges syndicaux comme si cet incident n’avait jamais existé. Plus troublant encore : sur la photo du défilé, on le voit marcher sans son écharpe de maire, comme s’il cherchait à gommer sa position institutionnelle derrière une posture de simple manifestant. À l’inverse, son adjoint Cyril Cineux semblait, lui, plus respectueux des fonctions qu’il représente en arborant son écharpe, rappelant que les élus défilent en tant que représentants de la République et non comme anonymes de circonstance.

Ce revirement d’attitude n’est pas anodin : il s’inscrit dans une logique électoraliste. L’objectif est clair : capter le soutien d’une partie du mouvement social, indispensable pour peser lors des prochaines municipales. Mais derrière les photos de circonstance se cache une réalité : les actes passés trahissent la sincérité de ce rapprochement.

L’épisode de 2014 doit rester dans la mémoire collective. Non pour ressasser indéfiniment le passé, mais pour rappeler que l’évaluation d’un responsable politique ne peut pas se limiter à ses déclarations ponctuelles ou à des mises en scène opportunes.

Ce sont les actes, les comportements concrets, qui doivent primer.

Face à une communication toujours plus travaillée, il est essentiel que les citoyens gardent en mémoire les contradictions et les faits. Car ce n’est qu’en jugeant les actes et non les paroles que l’on peut véritablement mesurer la valeur et la fiabilité d’un élu.