titre Obianchi et LFI
Bon à savoir

Bianchi intègre LFI à son arc républicain : une stratégie pour sauver son mandat

Le 21 septembre 2025, La Montagne publiait un article intitulé « Bianchi ajoute des cordes à son arc ». On y découvre une nouvelle facette de la stratégie électorale du maire sortant de Clermont-Ferrand, récemment désigné candidat socialiste pour les municipales de 2026.

Interrogé sur les hypothèses de second tour, Olivier Bianchi se refuse à spéculer, sauf sur un point précis : il affirme que si « l’extrême droite » venait à se trouver en position de conquérir Clermont, il ne fait « aucun doute que l’arc républicain saura s’unir ». Plus encore, il redéfinit lui-même cet « arc républicain » comme allant « de LFI à Les Républicains ». Autrement dit, pour lui, les forces de gauche radicale comme La France Insoumise ne constituent en rien une menace, mais bien une composante à intégrer dans une stratégie de front commun.

LFI : pas un adversaire, mais une « famille »

Dans la suite de l’article, Olivier Bianchi est encore plus explicite. Il déclare qu’il n’y aura « pas d’union avec LFI » dans la forme institutionnelle, mais nuance immédiatement en précisant :

« Nous appartenons à la même famille. La famille de la transition sociale. »

S’il évoque des désaccords « très profonds à l’international », il prend soin d’atténuer ses propos lorsqu’il parle de la députée LFI et conseillère municipale Marianne Maximi, expliquant qu’elle « n’est pas dans l’extravagance et l’hystérisation ».

Ce langage montre clairement que le maire socialiste ne considère pas LFI comme un danger politique ou idéologique. Au contraire, il les décrit comme une famille proche, avec qui des divergences subsistent certes, mais uniquement sur certains dossiers.

Une stratégie électorale déjà en place

À travers ce discours, on comprend qu’Olivier Bianchi prépare déjà sa réélection en 2026 sur une logique de rassemblement maximal. En se présentant comme le garant d’un front « républicain » élargi, qui engloberait même les insoumis, il cherche à verrouiller le jeu politique local.

Cette posture lui permet de tenir deux discours en même temps :

  • vis-à-vis des socialistes traditionnels, il s’affiche comme le pivot de l’union contre l’extrême droite ;

  • vis-à-vis de LFI, il entretient une relation de proximité idéologique, tout en niant officiellement toute alliance formelle.

La finalité est claire : s’assurer d’un réservoir électoral élargi, quitte à brouiller les repères politiques.

L’article de La Montagne du 21 septembre confirme ce que nous dénonçons régulièrement : Olivier Bianchi ne considère pas LFI comme une menace pour la France ou pour Clermont. Au contraire, il les intègre dans son propre dispositif électoral, en vue d’une réélection assurée.

Cette stratégie opportuniste ne vise pas à défendre une vision claire pour la ville, mais à préserver son pouvoir en s’appuyant sur toutes les forces disponibles, y compris celles qu’il qualifie lui-même de « famille ».

bianchi et LFI