Encore une fois, la mairie se défausse sur la métropole pour éviter de répondre aux citoyens
La transparence de l’action publique est une exigence démocratique fondamentale. Pourtant, à Clermont-Ferrand, l’opacité reste la règle. Après plusieurs mois d’attente et une saisine obligatoire de la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs), la mairie a fini par fournir des éléments de réponse à des demandes restées sans suite. Ces réponses, loin d’éclaircir la situation, confirment au contraire une stratégie de dilatation volontaire des délais et une déresponsabilisation systématique via la métropole.
Un procédé récurrent : se cacher derrière la métropole
Une nouvelle fois, la mairie de Clermont-Ferrand utilise la structure métropolitaine comme paravent pour ne pas répondre directement aux administrés. Ce comportement est devenu un réflexe institutionnel : au lieu d’assumer les compétences partagées ou les responsabilités en tant que commune centrale de la métropole, elle se réfugie dans une ambiguïté administrative pour échapper à toute reddition de comptes.
Des délais injustifiables révélateurs d’un refus de répondre
Les cas concrets illustrent cette volonté manifeste de dissuasion par la lenteur. Pour les points 3 et 4 des demandes formulées, la mairie reconnaît n’avoir transmis la requête aux services de la métropole que le 18 mars 2025, soit plus de deux mois après la demande initiale du 6 janvier 2025. Cette transmission tardive semble directement corrélée à l’intervention de la CADA, et non à une quelconque volonté spontanée de collaboration ou de transparence. Un tel délai, dans un dossier administratif simple, ne s’explique que par une intention : décourager les citoyens par l’attente et l’inertie.

Une connaissance sélective des informations : le cas du point 8
Concernant le point 8, la mairie affirme ne pas être informée des actions de la métropole, mais elle connaît en revanche avec une précision horlogère la date de la réponse apportée. Cette contradiction flagrante montre bien que la mairie est au courant de certaines décisions, mais choisit de se déclarer incompétente sur d’autres. De plus, la réponse évoquée ne concerne absolument pas le prix des quilles, question pourtant centrale de ce point. Ce prix reste donc un mystère complet, soigneusement évité par toutes les strates administratives concernées.

Ces éléments confirment un fonctionnement basé sur l’évitement, le renvoi de responsabilité, et le mépris du droit à l’information des citoyens. La mairie de Clermont-Ferrand, au lieu d’assumer un dialogue transparent avec ses administrés, préfère multiplier les manœuvres dilatoires, usant de la complexité institutionnelle comme d’un écran de fumée.
L’association Vigilance Citoyenne Clermont Métropole réaffirme son engagement à lutter contre ces pratiques et à exiger des réponses claires, dans des délais raisonnables, pour tous les citoyens. Ce combat pour la vérité administrative ne cessera pas.
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