Après avoir étudié les programmes de Julien Bony, de Marianne Maximi et de la liste RN menée par Antoine Darbois, nous allons analyser aujourd’hui le document publié par le maire sortant Olivier Bianchi.
La différence majeure : il ne s’agit plus d’un programme abstrait. Il s’agit d’un bilan + de nouvelles promesses après 10 ans de gestion.
1. La sécurité : promesses tardives
Le programme évoque :
- renforcement des effectifs
- amélioration de la vidéoprotection
- coopération avec l’État
Mais la réalité locale pose question.
Depuis des années, Clermont-Ferrand a connu :
- agressions répétées
- drames récents en centre-ville
- critiques sur l’absence d’armement de la police municipale
Ces sujets ont été signalés à plusieurs reprises par les habitants et par des élus d’opposition.
Promettre aujourd’hui ce qui n’a pas été fait hier pose un problème de crédibilité.
2. Mobilité et Inspire : le cœur du décalage
Le programme met en avant :
- poursuite du projet Inspire
- transformation des mobilités
- réduction de la voiture en centre-ville
Or Clermont connaît déjà :
- difficultés de circulation
- fermeture d’axes
- inquiétude des commerçants
Les critiques sur Inspire sont nombreuses : coût, impact économique, improvisation par secteurs.
Des documents municipaux eux-mêmes ont montré une gestion « au compte-gouttes » du projet.
Promettre plus de la même politique sans bilan détaillé renforce le doute.
3. Urbanisme : les erreurs du passé oubliées
Le programme parle de ville durable, végétalisée, rénovée.
Mais Clermont a déjà connu :
- projets abandonnés après études coûteuses
- dépenses inutiles comme les 530 000 € d’études autour de Notre-Dame-du-Port révélées en conseil métropolitain
- critiques sur la destruction du patrimoine urbain
Le programme ne reconnaît aucune erreur.
Sans bilan honnête, les promesses futures restent fragiles.
4. Commerce : discours optimiste, réalité difficile
Le document met en avant :
- revitalisation du centre-ville
- soutien aux commerces
- attractivité culturelle
Pourtant, la réalité visible à Clermont :
- multiplication des locaux vacants
- baisse de fréquentation
- inquiétude des commerçants sur circulation et stationnement
Après deux mandats, ces résultats devraient être évalués avant d’annoncer de nouvelles actions.
5. Finances : l’angle mort du programme
Comme dans les programmes des autres candidats, on trouve :
- investissements ambitieux
- poursuite des grands projets
- transition écologique
Mais peu d’informations sur :
- dette future
- coût total d’Inspire
- économies réalisées
Or plusieurs décisions municipales ont déjà montré des dépenses mal anticipées.
Sans transparence financière, un programme municipal reste incomplet.
6. Communication et réalité
Le programme d’un maire sortant devrait répondre à une question simple : Pourquoi refaire ce qui n’a pas fonctionné ?
Dans plusieurs dossiers locaux dénoncés depuis des années par des habitants et associations :
- sécurité
- urbanisme
- circulation
- dépenses publiques
Le programme ne reconnaît pas les problèmes. Il promet de les résoudre… après 10 ans de mandat.
Conclusion
Le programme d’Olivier Bianchi ressemble davantage à un document de communication qu’à une remise à plat de la gestion municipale.
Contrairement aux programmes d’opposition, qui partent d’un diagnostic critique, celui du maire sortant évite les échecs constatés :
- gaspillage d’études publiques
- tensions sur la sécurité
- difficultés commerciales
- mécontentement sur Inspire
Un programme municipal crédible doit commencer par reconnaître la réalité avant d’annoncer des promesses.
À Clermont-Ferrand, le débat de 2026 doit porter sur des faits vérifiables, pas sur des bilans présentés sans examen critique.
Programme 2026 Olivier Bianchi




