Face a face Apolline de Malherbe
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Clermont-Ferrand : l’échec idéologique du maire face à la montée de l’insécurité

Le 13 mai 2025, lors de l’émission Face à Face sur BFM TV, un échange décisif s’est tenu entre Apolline de Malherbe et Alain Bauer, criminologue de référence en matière de sécurité publique. L’interview, sans détour, a mis en lumière l’exemple symptomatique de Clermont-Ferrand, cité par la journaliste comme illustration d’un déni idéologique persistant en matière de sécurité locale.
Apolline de Malherbe n’a pas mâché ses mots : « Le maire de Clermont-Ferrand, socialiste dissident, en poste depuis longtemps, a péché par idéologie, voire par naïveté, sur la question de la sécurité. » Cette phrase cingle, mais résume l’échec d’un pouvoir local s’obstinant dans le refus dogmatique d’adapter ses politiques à une réalité devenue insoutenable pour les habitants.
Car la situation a évolué. Longtemps ignorée par les grands médias, Clermont-Ferrand est désormais citée dans le même souffle que Limoges, Nantes ou encore certaines banlieues de métropoles en déshérence sécuritaire. La ville, naguère en dehors des radars, est aujourd’hui pleinement installée dans les classements des zones urbaines où la violence, les incivilités, les trafics et l’appropriation de l’espace public par des groupes délinquants s’imposent. Un basculement net, dont l’origine est aussi politique que structurelle.
À l’approche des élections municipales, le retournement rhétorique du maire est révélateur : après des années de résistance à l’idée même d’une police municipale digne de ce nom, il promet désormais d’en recruter davantage. Une volte-face qui souligne non pas une prise de conscience sincère, mais une réponse électoraliste à une pression populaire devenue impossible à ignorer.
Alain Bauer le rappelle avec clarté : « Le maire est l’élu le plus proche des citoyens. S’il ne répond pas à leurs questions, c’est souvent pour des raisons qu’il juge morales. » Ce refus de répondre, ce mutisme face aux alertes, face aux témoignages, face aux victimes, est devenu insupportable. Il est surtout le signe d’un mépris technocratique envers les habitants, relégués au statut de spectateurs impuissants de la dégradation de leur cadre de vie.
Il ne s’agit plus seulement de gestion, mais de rupture de contrat démocratique : quand un maire nie les évidences, nie les demandes, nie les faits, et persiste à gouverner selon une lecture strictement idéologique, il cesse d’être un représentant du peuple. Il devient le gardien d’un dogme.
Vigilance Citoyenne Clermont Métropole alerte depuis longtemps sur cette dérive. L’insécurité n’est pas un fantasme d’extrême droite, c’est une réalité quotidienne pour de nombreux Clermontois : agressions, cambriolages, sentiment d’abandon dans les quartiers, impunité croissante. Et aujourd’hui, ce sont les mêmes responsables qui feignent la découverte, tout en jurant qu’ils ont toujours été ouverts au débat.
Nous réaffirmons ici notre exigence : une sécurité digne, une réponse claire, une écoute réelle. Plus aucun élu ne doit pouvoir se cacher derrière des postures morales pour fuir ses responsabilités fondamentales. Le temps de l’aveuglement est terminé. Le maire sortant doit rendre des comptes.