post X Olivier Bianchi sur agression du 18 aout 2025
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Clermont frappée à nouveau : violences à Croix-Neyrat, deux jeunes victimes

Le 18 août 2025, le journal de France 3 Auvergne a consacré une séquence à une nouvelle agression par arme blanche survenue dans le quartier de Croix-Neyrat, peu avant minuit. Deux jeunes hommes, âgés de 16 et 20 ans, ont été pris pour cible par deux individus vêtus de noir et cagoulés.

Le plus âgé, touché au thorax, a été hospitalisé en urgence et son pronostic vital reste engagé. Le plus jeune a également été blessé mais ses jours ne seraient pas en danger selon les premières informations.

Une réaction inhabituelle d’Olivier Bianchi

France 3 a cité un message publié sur le réseau X par le maire de Clermont-Ferrand, Olivier Bianchi, qui cette fois-ci a réagi rapidement, contrairement à son silence persistant face à la médiatisation nationale des violences de juillet dernier. Il écrit :

« A nouveau 2 blessés dans ce qui ressemble à une lutte entre gangs pour s’approprier le réseau sur notre ville. Cette spirale de violence est infernale. Elle inquiète à juste titre les Clermontois. Je reste déterminé à lutter avec le préfet contre ce fléau. »

Cette réaction traduit la reconnaissance, même implicite, d’un climat de plus en plus tendu dans certains quartiers clermontois.

Les réseaux criminels s’implantent durablement

Dans le même reportage, Alain Barberis, secrétaire régional du syndicat Alliance Police nationale, a confirmé ce que beaucoup redoutent : la montée en puissance de réseaux criminels structurés dans l’agglomération. Selon lui, « Clermont est aujourd’hui un carrefour idéal pour ces organisations, située stratégiquement entre Lyon et Bordeaux ».

Ce constat contraste fortement avec les déclarations répétées du maire de Clermont-Ferrand, qui affirmait encore récemment que la ville n’était pas aussi violente qu’on la lui décrivait. Or, à l’approche des élections municipales de 2026, son changement de discours apparaît avant tout dicté par des motivations électoralistes, après deux mandats durant lesquels aucune mesure sérieuse n’a été engagée pour endiguer l’insécurité grandissante. La preuve en est donnée par l’analyse de la Cour des comptes, qui a montré que le budget de la ville consacré à la sécurité peine à atteindre 3 %, alors que celui de la culture dépasse déjà le double de ce montant.

Vigilance citoyenne

Face à ces constats, il est urgent que la municipalité et l’État prennent des mesures concrètes et visibles, dépassant les simples déclarations d’intention. La population clermontoise, déjà choquée par les événements sanglants de juillet, ne peut rester spectatrice de la montée de l’insécurité dans ses quartiers. Il faut aussi que Olivier Bianchi et sa majorité cessent de se défausser sur l’État pour masquer leur propre inaction, une stratégie qu’ils emploient depuis deux mandats. La meilleure illustration en est donnée par la publication récente du groupe des élus communistes de Clermont-Ferrand, immédiatement relayée par le maire sur son propre compte Facebook,  où l’on retrouve une fois encore ce réflexe d’imputer les échecs locaux à l’État, plutôt que d’assumer la responsabilité municipale.

Post élus communiste sur insécurité Clermont
Post élus communiste sur l’insécurité à Clermont

L’analyse de cette capture d’écran montre également la stratégie de Sylviane Tardieu, adjointe à la mairie, qui tente de déresponsabiliser la majorité en place en renvoyant systématiquement la faute vers l’opposition et vers l’État, tout en niant la gravité de la situation. Une manœuvre d’autant plus révélatrice qu’elle est elle-même élue de la ville et donc pleinement comptable du bilan municipal. Cette rhétorique de victimisation collective, où la majorité municipale se présente comme assiégée par ses opposants et excusée par un contexte national, n’est rien d’autre qu’un écran de fumée pour éviter d’assumer les conséquences locales de dix années d’inaction en matière de sécurité.