La machine médiatique au secours de M. Bianchi
Le 31 juillet 2025, le ministère de l’Intérieur a annoncé le classement de Clermont-Ferrand en « ville de sécurité renforcée ». Cette décision fait suite à une série dramatique d’événements violents (dont deux homicides en juillet) ayant profondément choqué la population. Pourtant, la mairie de Clermont est restée étrangement silencieuse pendant plus de 24 heures.
Ce n’est que le 1er août au soir qu’Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand, a rompu ce silence par une publication Facebook. Ce courrier daté du 22 avril mais rendu public le 1er août trahit une tentative de réécriture des faits : Olivier Bianchi veut faire croire qu’il avait anticipé et agi. La réalité est tout autre : ni communication, ni position officielle immédiate de la municipalité au moment des faits, ni même soutien public aux forces de l’ordre locales.
Cette manœuvre tardive a été relayée le lendemain par la sphère médiatique locale favorable à M. Bianchi :
- 7 Jours à Clermont média réputé proche des élus, a publié un article intitulé « Sécurité renforcée : Clermont-Ferrand parmi les villes sous surveillance renforcée ». Le ton de l’article vise surtout à relativiser la situation, à valoriser la démarche épistolaire de Olivier Bianchi et à renvoyer la responsabilité sur l’État. Aucune analyse critique sur la gestion municipale de la sécurité n’y est formulée
- La Montagne dans un article de deux pages paru simultanément, reprend exactement la même stratégie : insister sur l’initiative prétendue du maire (le courrier du 22 avril), déplorer l’absence de réponse de l’État et présenter la réaction municipale comme exemplaire. L’article s’intitule : La campagne des municipales s’anime autour de l’inscription de Clermont-Ferrand au dispositif ville sécurité renforcée
Cette orchestration n’a rien de fortuit. Elle s’inscrit dans une stratégie visant à protéger l’image de M. Bianchi et masquer l’absence totale de décisions concrètes de sa majorité :
- Absence d’arrêtés municipaux pour encadrer les rassemblements nocturnes de juillet.
- Refus constant d’armer la police municipale malgré la dégradation de la situation.
- Silence ou minimisation systématique des problèmes de sécurité depuis des mois.
Le traitement par ces deux médias n’a aucune valeur journalistique indépendante : c’est une communication électorale déguisée, au service de la campagne 2026 et de la sauvegarde de l’image du maire après une séquence désastreuse pour sa crédibilité en matière de sécurité.
Notre association alerte une nouvelle fois sur ces méthodes. Nous rappelons que le maire, malgré ses pouvoirs de police locale, refuse délibérément d’assumer ses responsabilités. La sécurité des Clermontois n’est pas une variable d’ajustement électorale.
Nous continuerons à dénoncer les dérives, documenter les faits, et informer les habitants des responsabilités véritables.





