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Bon à savoir

Bianchi et la mécanique de la victimisation : un procédé désormais systématique pour étouffer la critique citoyenne

Depuis plusieurs temps maintenant, un schéma se répète avec une régularité trop parfaite pour relever de l’improvisation. À chaque fois qu’une critique surgit, surtout lorsqu’elle émane de citoyens structurés et indépendants, Olivier Bianchi active un mécanisme désormais constant : se présenter comme victime, déplacer le sujet, enflammer son réseau, et tenter de discréditer l’espace d’où provient la critique.
L’épisode du 30 novembre au 2 décembre en est une nouvelle démonstration.

1. Point de départ : un post critique transformé en “affaire”

publication polémique 30 novembre
publication polémique du 30 novembre

Le 30 novembre à 22h48 (merci à l’administrateur pour la capture), un message apparaît sur SaccageClermont. Le ton est tranchant, mais relève strictement de la critique politique.
Pourtant, quelques heures plus tard (donc en pleine nuit), des captures d’écran sont effectuées. L’horodatage montre une réactivité anormale pour une heure aussi tardive. Cette immédiateté témoigne d’une surveillance permanente, presque professionnelle, d’ailleurs déjà observée : certains comptes semblent avoir pour tâche de scruter le groupe SaccageClermont à toute heure du jour et de la nuit.
La question demeure entière : où en est l’affaire Henrion, précisément liée à ces pratiques de surveillance politique organisée ?

2. Le passage radio : instrumentalisation calibrée et contre-vérités

Le 2 décembre (soit plus d’une journée après), au matin, sur la radio Ici Pays d’Auvergne, Olivier Bianchi déploie sa mécanique :

  • il transforme une critique politique en attaque “grossophobe”
  • il se présente en victime isolée
  • il accuse le groupe d’être “non modéré”
  • il laisse entendre un climat de “harcèlement”

Élément notable : il refuse soigneusement de citer le nom du groupe.
Cette absence n’a rien d’un oubli. C’est un calcul. 
Éviter l’effet Streisand.
Éviter que les auditeurs aillent vérifier eux-mêmes les faits.
C’est finalement le journaliste qui cite le groupe, brisant la prudence calculée du maire.

3. Activation du réseau : la mécanique bien connue

Dans la même temporalité, avec à peine 2 heures de décalage suite à l’interview radio, l’adjointe Cécile Audet publie à son tour les captures d’écran.
Des images prises à une heure où tout le monde dort, relayées par un réseau politique parfaitement rodé.
Ce schéma est identique aux précédents épisodes :

  1. surveillance constante

  2. captures rapides

  3. posture de victime

  4. intervention médiatique

  5. relais massifs du réseau municipal

La seule différence ici : ils ont temporisé.
Ils ont attendu le moment où la séquence radio donnerait plus de poids au récit victimaire.
Une simple optimisation de leur procédé habituel en ayant retenu la leçon de leur dernière attaque (Henrion).

4. La réalité : un maire qui pratique lui-même la violence politique

Le choix d’endosser le rôle de victime interroge d’autant plus que les antécédents d’Olivier Bianchi montrent un tout autre visage.
Documenté, incontestable.

La bousculade d’un syndicaliste, filmée et diffusée, où l’on voit un maire physiquement agressif.
L’insulte envers une élue, traitée de connasse en pleine séance publique.
Sa propre condamnation pour diffamation, rappelant que le tribunal n’a pas retenu l’image d’un édile pacifié et modéré.

Autrement dit : la violence politique, chez Olivier Bianchi, n’est ni nouvelle ni théorique. Elle est pratique, accessible, observable.
Cette réalité rend d’autant plus artificielle sa tentative actuelle de se présenter comme cible de “grossophobie”.

5. La surveillance des groupes citoyens : un dispositif structurel

SaccageClermont, comme d’autres espaces citoyens indépendants, est soumis à une observation constante.
Des comptes anonymes, des militants, des collaborateurs, parfois les mêmes noms qui reviennent systématiquement, apparaissent dans les minutes qui suivent chaque publication sensible.
Le surgissement instantané des captures au cœur de la nuit n’est pas un hasard : cela signe une veille organisée, méthodique, centralisée.

Il est légitime de s’interroger : combien de temps, d’argent public ou de moyens humains sont mobilisés pour cette surveillance politique ?
Et, surtout : comment se fait-il que l’affaire Henrion, emblématique de ces dérives, reste sans suite apparente ?

6. Le ressort final : détourner l’attention des vrais enjeux

L’instrumentalisation de la “grossophobie” n’a qu’un objectif : éclipser la critique légitime.
Effacer les vraies questions : urbanisme contesté, projets mal anticipés, dérives budgétaires, insécurité croissante, incohérences publiques, gestion opaque.

Cette technique fonctionne comme un écran de fumée : en fabriquant une émotion artificielle, on évite que la population regarde les faits.

Conclusion de tout cela

La séquence du 30 novembre au 2 décembre n’innove en rien.
Elle reproduit un procédé déjà vu, déjà analysé, désormais mécanique : surveillance → capture → victimisation → relais médiatique → amplification politique.

Pendant ce temps, les problèmes réels de la ville persistent.
Et l’affaire Henrion, qui pourrait éclairer cette mécanique plus en profondeur, demeure dans un silence révélateur.