Le Gouvernement tente difficilement de boucler le budget pour l’année 2026 en essayant de trouver des pistes de nouvelles ressources fiscales d’une part et réduire des dépenses d’autre part afin d’essayer de réduire le déficit et d’alourdir la dette de l’État .Faut-il rappeler que la dette de notre pays qui n’a fait que croître depuis 40 ans de nombreuses années. Elle s’est amplifié au cours de cette décennie elle a augmenté de 1000 milliards d’euros pour atteindre aujourd’hui 3305 milliards d’euros.
Cette situation n’est plus tenable puisque notre dette risque de devenir dans une situation hors contrôle en ne respectant pas les critères imposés par l’Union Européenne nous sommes de fait dans une situation financière dégradée au regard de la banque centrale européenne(BCE). Dans ce contexte si nos créanciers continuent à nous prêter de l’argent sur le critère de la confiance qu’ils accordent à nos dirigeant de réduire notre déficit budgétaire et par la même notre dette, mais cela se répercute sur les taux qui nous sont appliqués.
Dans ce contexte budgétaire et financier plus que tendu, les représentants des collectivités territoriales, à commencer par l’Association des Maires de France, multiplient les mises en garde contre le Gouvernement.Le président du Comité des finances locales de rappeler qu’en cas de programmation de nouvelles ponctions sur les collectivités,la seule réponse possible sera la censure.
Une telle attitude n’est pas responsable et il est urgent d’ouvrir un débat notamment sur l’efficience de la dépense publique locale, surtout au niveau des communes et des établissements publics locaux (EPCI) dont elles sont membres. Certes, le transfert progressif de compétences de l’État vers les communes, départements et régions justifie des adaptations budgétaires. Mais ce constat ne saurait exonérer les collectivités d’une remise en question salutaire de leurs pratiques de gestion.
Les finances locales, qui représentent près de 20 % de la dépense publique totale, demeurent encore trop souvent à l’abri des principes de rigueur et d’évaluation qui s’imposent à d’autres niveaux de l’action publique. Il est frappant de constater que très peu de collectivités mettent en place des dispositifs systématiques d’évaluation ex post des politiques qu’elles conduisent. Peu mesurent réellement l’impact, le coût-efficacité ou les externalités des programmes qu’elles financent, qu’il s’agisse de politiques sociales, culturelles ou environnementales.
Avant de réclamer des hausses d’impôts locaux ou des dotations de l’État, les élus devraient s’atteler à une meilleure maîtrise des dépenses : mutualisation des services, lutte contre les doublons administratifs, rationalisation du patrimoine immobilier ou encore pilotage plus stratégique des subventions aux associations. Il ne s’agit pas de nier les besoins réels exprimés par les territoires, mais de rappeler que toute dépense publique doit être justifiée, utile et efficiente.
La rigueur budgétaire ne doit pas être perçue comme une contrainte technocratique, mais comme une exigence démocratique. Les citoyens attendent que chaque euro collecté soit utilement employé. Or, l’absence d’une culture de l’évaluation et de la transparence dans les politiques locales alimente la défiance. Il est temps que les collectivités s’engagent dans une démarche plus volontariste de gestion fondée sur des résultats mesurables, afin de redonner du sens à leur action et de la légitimité à leurs demandes.
Jean VICTOR





