Conseil municipal du 7 novembre 2025 : un bilan accablant pour Olivier Bianchi selon l’opposition
Lors du conseil municipal du 7 novembre 2025 consacré au compte financier 2024, les inquiétudes exprimées depuis la création de notre association se sont confirmées. Les interventions croisées d’Alexis Blondeau et de Julien Bony ont dressé un constat implacable : la gestion financière d’Olivier Bianchi mène la métropole à une situation d’endettement historique et à une perte durable de capacité d’action.
Un endettement hors de contrôle
Alexis Blondeau a ouvert la séquence en rappelant que le rapport financier de l’an passé, qu’il avait déjà qualifié de « collector », restera comme un symbole de la dérive budgétaire de la métropole.
Les chiffres avancés sont sans appel : un endettement supérieur à 170 %, une capacité de désendettement portée à 9 ans, et des dépenses qui augmentent deux fois plus vite que les recettes. Cette dynamique entraîne mécaniquement une chute brutale de la capacité d’investissement, compensée par une hausse des taxes qui pèse sur les habitants.
Pour combler le gouffre, la collectivité recourt à des emprunts records atteignant presque désormais le milliard d’euros, avec 173 millions d’euros de dette d’un côté et 384 millions de l’autre, soit une hausse de 25 % en un an.
Blondeau dénonce un « empilement de chantiers sans aucune visibilité financière » : extension du grand stade, ligne BHNS du projet Inspire (400 millions d’euros), bibliothèque métropolitaine, etc.
Des avertissements ignorés
Julien Bony, prenant la suite, a débuté son intervention par une remarque ironique : il s’est dit étonné d’entendre Olivier Bianchi affirmer qu’il n’existait plus de bouchons à Clermont, « à part à la Pyramide » (les conducteurs réguliers dans Clermont vont apprécier).
Il a ensuite rappelé que les alertes sur la gestion municipale ne datent pas d’hier. En 2022, la Chambre régionale des comptes avait déjà mis en garde contre la stratégie du maire-président : trop de projets, trop lourds, menés trop vite, et sans trajectoire financière maîtrisée.
Au lieu de ralentir, la municipalité a accéléré : 275 millions d’euros de dépenses en 2024, et plus de 340 millions en 2025.
Pour quels résultats ? Bony cite quelques exemples :
– Une tribune du grand stade à 65 millions d’euros, soit 10 000 € la place pour 6 500 sièges.
– Une bibliothèque métropolitaine à 84 millions d’euros.
– Un projet Inspire à 400 millions d’euros, qui selon les chiffres officiels du SMTC n’améliorera l’offre de transport que de 20 %.
Des surcoûts dissimulés
Julien Bony a également pointé la communication trompeuse autour des chantiers : selon lui, les surcoûts réels ne sont pas inclus dans les montants annoncés. Des avenants représentant +24 % de dépenses supplémentaires ont été validés en commission, preuve que les budgets initiaux sont systématiquement dépassés.
Faisant écho à une formule historique de François Mitterrand adressée à Jacques Chirac, Bony a insisté avec des mots percutants :
« Non, Monsieur le Maire. Non, Monsieur le Président de la Métropole. Vous serez Monsieur un milliard de dette, avec en prime une épargne nette négative. »
Une métropole exsangue
Pour l’élu, la conclusion est sans appel : chaque euro dépensé devra désormais être emprunté. Celui ou celle qui succédera à Olivier Bianchi en 2026 héritera d’une métropole exsangue, étranglée par sa dette, privée de marges de manœuvre et incapable de corriger certaines erreurs structurelles, jusqu’à l’entretien des routes ou la réhabilitation des infrastructures.
Cette séquence du conseil municipal confirme ce que notre association ne cesse d’alerter depuis des années : la fuite en avant budgétaire d’Olivier Bianchi et de son équipe prépare un avenir difficile pour les Clermontois. Les constats chiffrés désormais publics valident pleinement les inquiétudes exprimées par les oppositions comme par la société civile.







