Le top 500 des villes
Bon à savoir

Clermont-Ferrand s’effondre dans le classement des villes où il fait bon vivre

Un indicateur de plus d’un déclassement désormais visible et mesurable

Chaque année, le Journal du Dimanche (JDD) publie, en partenariat avec l’association Villes et Villages où il fait bon vivre, un classement national reposant sur des critères objectifs : sécurité, santé, transports, environnement, commerces, attractivité, finances locales, qualité de vie globale.
Ce classement n’est ni militant ni idéologique. Il agrège plus de 200 indicateurs publics, issus notamment de l’INSEE, des ministères, de la DGF, de la Sécurité intérieure et des agences sanitaires.

La trajectoire de Clermont-Ferrand dans ce classement, de 2021 à 2026, raconte une histoire claire : celle d’un décrochage continu. Source : Le JDD 2026

classement JDD 2026 Clermont-Ferrand villes
classement JDD 2026 Clermont-Ferrand villes

Une chute constante, année après année

Les chiffres sont sans ambiguïté :

  • 2021 : 53ᵉ place
  • 2022 : 61ᵉ place (–8)
  • 2023 : 68ᵉ place (–7)
  • 2024 : 87ᵉ place (–19)
  • 2025 : 104ᵉ place (–17)
  • 2026 : 134ᵉ place (–30)

En cinq ans, Clermont-Ferrand a perdu 81 places dans un classement national de 500 villes.
Ce n’est pas une fluctuation. C’est une tendance lourde, régulière, accélérée.


Ce que mesure réellement ce classement

Contrairement aux éléments de langage municipaux, ce classement ne repose ni sur le « ressenti » ni sur la communication institutionnelle. Il mesure :

  • L’évolution de la délinquance et des violences
  • L’accès aux soins et la pression sur le système hospitalier
  • La qualité et la lisibilité des transports
  • L’état du cadre de vie et de l’espace public
  • La vitalité commerciale réelle
  • La pression fiscale et la gestion financière
  • L’attractivité résidentielle et économique

Autrement dit : ce que vivent concrètement les habitants.


Sécurité : le point noir structurel

La sécurité est l’un des facteurs majeurs expliquant cette chute.

Les données publiques montrent :

  • Une augmentation des violences aux personnes
  • Une banalisation des faits graves en centre-ville
  • Une multiplication des agressions nocturnes
  • Une réponse municipale limitée à la communication

L’absence d’armement de la police municipale, le sous-effectif chronique, et le refus persistant d’adapter la stratégie locale de sécurité pèsent lourdement dans les indicateurs nationaux.


Urbanisme et cadre de vie : le décalage entre discours et réalité

Le classement sanctionne aussi :

Les grands projets urbains, souvent présentés comme structurants, n’améliorent pas les indicateurs mesurés.

Pire : ils contribuent parfois à leur dégradation.


Finances locales et gestion : un angle mort politique

Le classement intègre également :

  • L’endettement
  • La pression fiscale
  • Les dépenses d’études et de projets abandonnés
  • La lisibilité budgétaire

Les gaspillages documentés, les projets avortés coûteux et l’absence de remise en cause politique finissent par produire un effet mesurable dans les comparaisons nationales.


2026 : l’année du décrochage brutal

La chute de 30 places en une seule année n’est pas anodine.
Elle marque un point de rupture.

Elle signifie que Clermont-Ferrand ne recule plus seulement par rapport aux grandes métropoles, mais aussi face à des villes comparables, parfois plus petites, parfois moins dotées, mais mieux gérées.


Quand les faits contredisent la communication

Depuis plusieurs années, la municipalité martèle un récit :

  • Ville attractive
  • Ville apaisée
  • Ville durable
  • Ville exemplaire

Le classement du JDD, basé sur des données publiques consolidées, raconte l’inverse :

  • Attractivité en baisse
  • Insécurité en hausse
  • Qualité de vie dégradée
  • Décrochage national visible

Ce n’est pas une opinion.
Ce sont des données comparées, année après année.


Un signal d’alarme ignoré

Ce classement n’est ni une attaque politique ni un outil militant.
C’est un thermomètre.

Lorsqu’un thermomètre indique une fièvre persistante, nier la température ne soigne pas la maladie.

Clermont-Ferrand ne « va pas bien » dans les indicateurs nationaux. Et plus le temps passe, plus l’écart se creuse.

Notre association continuera à documenter, chiffres à l’appui, l’écart croissant entre le discours officiel et la réalité vécue par les habitants.