Lors du conseil municipal du 17 décembre 2025 et dans les colonnes du journal de la métropole (Métropole), les deux principaux groupes d’opposition, « Avenir Républicain » et « Ensemble Citoyens ! », ont dressé un bilan très critique de la gestion d’Olivier Bianchi. Entre hausse de la fiscalité, explosion de la dette et insécurité, les élus dénoncent une « fuite en avant » qui mettrait en péril l’avenir de la métropole.
Une fiscalité et des charges en forte progression
Julien Bony, président du groupe Avenir Républicain, a ouvert le débat en contestant la stabilité fiscale affichée par la majorité. Il pointe une réalité bien différente pour les contribuables depuis le début du mandat :
+9 % d’augmentation globale des impôts.
+20 % sur le foncier.
+25 % sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
L’élu dénonce un « trompe-l’œil fiscal » facilité par le transfert de la dette vers la Métropole. Parallèlement, les charges de fonctionnement de la ville continuent de grimper, avec des prévisions de +4,9 millions d’euros en 2025 et +4,2 millions en 2026.
Métropole : Une dette frôlant les 800 millions d’euros
Le groupe « Ensemble Citoyens ! » (porté par F. Bismir, A. Blondeau, S. Domergue, J. Duvert et S. Renie) tire également la sonnette d’alarme sur la situation financière de Clermont Auvergne Métropole. Selon leur tribune intitulée « L’heure de vérité budgétaire », la collectivité entre dans une phase de « désillusion financière » :
La dette est estimée à près de 800 millions d’euros d’ici fin 2026.
La capacité de désendettement flirte désormais avec le « seuil d’alerte ».
L’épargne brute s’érode, forçant la Métropole à emprunter pour rembourser ses propres emprunts.
Le groupe regrette que la municipalité ait ignoré les conseils de la Chambre Régionale des Comptes qui préconisait de hiérarchiser les chantiers. Ils alertent sur le fait que cette dette compromet la capacité d’investissement future pour des besoins vitaux comme le remplacement du tramway, l’eau et l’assainissement.
Sécurité et social : Des bilans jugés défaillants
Sur le plan de la sécurité, Julien Bony s’appuie sur des chiffres qu’il qualifie de factuels pour dénoncer une dégradation de la situation :
Une hausse de 15 à 20 % des vols avec violence et des faits de délinquance.
Un recrutement insuffisant de la police municipale (5 agents par an au lieu des 20 jugés nécessaires).
Le volet social n’est pas épargné, avec un déficit de 10 millions d’euros au CCAS, entraînant, selon l’opposition, l’exclusion de 241 bénéficiaires et de 28 contractuels.
Des investissements contestés
Enfin, la gestion des deniers publics est remise en cause à travers ce que le groupe Avenir Républicain qualifie de « gabegies » :
12 M€ pour la Capitale européenne de la culture.
1,2 M€ pour l’avenue Charras.
700 000 € pour Auchan Nord.
530 000 € abandonnés sur la requalification de Notre-Dame-du-Port.
Face à ce constat, les deux groupes d’opposition appellent à un « nouveau cap » fondé sur la transparence et la mesure, afin de sortir d’une politique d’investissement qu’ils jugent « démesurée » et « sans vision ».








